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 La stratégie d'un pion [PV : Rivaille ]

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MessageSujet: La stratégie d'un pion [PV : Rivaille ]   Mar 4 Aoû - 22:04

Chaleur écrasante, épuisante, infernale puanteur solaire qui me cramait les yeux.
Avec mon regard plissé et mes sourcils froncés, j'avais du mal à avancer, ce qui n'est pas pratique quand on porte du poids. Trost avait subi quelques dommages et me sentant un peu coupable, je m'étais porté volontaire pour aider les citoyens à reconstruire la cité.

Mais bon, Dieu ! J'étais en train de cuire à l'étouffée dans mon uniforme. L'astre solaire ne nous épargnait rien et de surcroît, j'avais soif !

Je déposais les planches de bois à côté d'un homme, peut-être un charpentier, qui discutait de la vieille bâtisse à moitié écroulée en face de nous. Elle paraissait prête à rendre l'âme, une bourrasque de vent aurait fait s'ébranler la charpente principale aisément, achevant ainsi la vielle baraque en la réduisant en morceaux. C'était malheureux à dire, mais elle n'était pas un cas isolé et vu le peu de matières premières, la reconstruction s’apprêtait à être longue et fastidieuse, voire inutile.

Je m’apprêtais à faire demi-tour, laissant les deux hommes espérer, quand une petite voix guillerette me stoppa.


« Dite pourquoi y a des gens de l'unité spéciale ? »

Je me retournais lentement pour faire face à une petite citadine me tendant une gourde remplit d'eau fraîche... Je lui fis un sourire, car elle insistait pour que je boive dans sa gourde. Je la lui prie délicatement des mains tout en la remerciant.

« Maman à dis que les soldats de l'unité spéciale ne s’intéressaient qu'a la sécurité du roi et des nobles... Alors pourquoi il y en à ici ? »

J'esquissais une grimace derrière la gourde. La petite n'avait pas tort, j'étais ici de ma propre volonté, aucun de mes supérieurs ne mit avaient donner l'ordre. Pour moi, c'était révoltant, mais pour les habitants de l'enceinte des murs, cela paraissait normal. Mentir à une enfant ne changerait rien... Je lui rendis sa gourde en la regardant dans les yeux.

« T'as maman n'a pas tort, je suis ici de mon plein gré. » 

« Pourquoi ? » Questionna la fillette.

« Car moi aussi, je suis issue du peuple, il était hors de question que je reste passive. »

L'enfant eu, un large sourire, m'a réponse lui avait sans doute plu.


« Ma maman dirait que tu es une belle personne... En plus, tu ressembles à du chocolat »

J’écarquillais mes yeux... Celle-là, on ne me l'avait jamais faite ! Il y eut une minute de silence puis je me suis mis à rire.
L'enfant pencha son visage sur le côté. À cet âge-là, ils ne se rendent pas compte de la valeur de leur mot, de vraies perles d'innocence.

Je discutais un petit moment avec la gamine aux grands yeux, elle me confia qu'elle désirer entrer dans le bataillon d'exploration, car son père lui avait souvent raconté comment « c'était à l'extérieur ». Elle m’expliqua aussi qu'elle avait eu l'occasion de voir « l'homme le plus fort de l'humanité » et qu'il avait une face de gâteau... Elle le trouver donc marrant et pas du tout effrayant. Puis elle sautilla sur ses deux petites jambes en m’expliquant qu'elle devait partir rejoindre sa mère. Je la laissais donc filer comme une flèche dans un dernier au revoir de la main.

Mais mon cœur se crispa, il y avait beaucoup de détermination dans son regard, surement qu'elle irait au bout de son rêve... Pour terminer bêtement dans la panse d'un titan.

Je regardais le travail accomplit, si petit, face à l'immensité du carnage. Si seulement elle avait était plus grande, je lui aurais expliqué qu'ici ou « ailleurs », c'est du pareil au même... D'un coté, il y avait les Titans, de l'autre, un gouvernement secret et castrateur.

Machinalement, j'ouvris mon carnet de notes pour y gribouiller une esquisse. Je n'avais pas pour habitude de gribouiller des dessins sur celui-ci, mais cette gamine m'avait touché et je ne souhaitais pas oublier son visage enfantin.

Il ne me fallut que peu de temps pour faire une tête reconnaissable, j'eus un petit sourire en coin, le portrait n'était pas si mal fait que cela finalement.

Alors que mon âme commencée un vagabonder dans le boulevard de la rêverie, un soldat de la garnison m'interpella.


« Hey là, si c'est pour glander ce n'est pas la peine d'être ici ! »

Réalisant à quel point il avait raison, je me hâter pour ranger mon crayon ainsi que mon carnet de notes dans mes poches, avant de relevé mes manches, signe de ma profonde détermination.

Ce fut une terrible erreur... Ayant mal rangé mon carnet, celui-ci en avait profité pour se faire la malle. Il s'échoua sur les pavés délabrés de la ville, libérant par la même occasion, ma poche gauche. Ce n'est que deux heurs plu tard que je me suis aperçue qu'il avait disparu !


« Merde ! Qu'elle conne ! » Jurais-je à moi-même ! Il fallait être complètement débile pour emporter ce fichu calepin dans un chantier pareil ! Mais qu'est-ce qui m'était passé par la tête !

La panique fit augmenter ma température corporelle, qu'allais-je faire si quelqu'un de mal aviser le récupérer ? Je commençais à perdre la tête quand soudainement, je réalisais ce-ci :

Premièrement, toutes les informations compromettantes étaient écrites sous la forme de codes, jamais le même par sécurité. Cependant, mes sentiments en tant que soldats était belle et bien noté en langage compréhensif ! 

Qu'allait-il advenir si ce carnet tombé entre les mains de quelqu'un un peu moins bête que la moyenne ? Je me rongeais les ongles d’anxiété. Il était impossible de décoder mes codes... Mais on comprenait aisément mon dégoût pour cette société dans mes textes !

Devais-je le chercher corps et âme ? Où l'abandonner ? Je me posais sincèrement la question, jusqu'à ce que je me rende compte d'une chose encore plus terrible... 
Tel un banal marque page, ma lettre « exutoire » était sagement placée entre les pages du livret. Il suffisait de briser le sceau pour lire librement tous mes aveux ainsi que, m'a vraie identité... Je devais la récupérer, plus que ce fichu carnet !

Mes yeux s'écarquillèrent...


Carnet n°6, page 1 a écrit:



« Tel qu´on le voit, l´échiquier du monde est complexe
Chaque jour est un combat dans ce contexte
Le constat c´est l´adaptation à chaque cas de figure
Comme l´eau, l´infiltration dans chaque fissure
Pour former un torrent, qui arrache la moisissure
Et souligner, la supercherie de pas mal d´investitures
On appelle ça une verbale insurrection
La stratégie d´un pion »
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MessageSujet: Re: La stratégie d'un pion [PV : Rivaille ]   Mar 11 Aoû - 6:34

Patrouiller à Trost. Encore ? Non cette fois c’était aussi pour aider à la reconstruction, après leur victoire sur les titans grâce à Eren. Du coup le Caporal s’était porté volontaire pour aider. Ce n’était pas étonnant venu de lui, après tout ce n’était pas comme s’il était insensible à tout ça. Bien au contraire, il se sentait concerné par la situation. Peut-être que le Bataillon n’était pas très bien vu depuis quelques temps alors donner un coup de main n’était pas plus mal, au contraire. Pas qu’ils seraient mieux vus mais pas qu’on dise qu’ils ne faisaient rien.

Ce n’était pas comme s’ils risquaient leur vie pour tenter de trouver des réponses… Mais bon, la vie était faite ainsi malheureusement et pour l’instant ils ne pouvaient pas la changer. Alors c’était aussi pour ça que Rivaille était de sortie par cette chaleur. Cette chaleur insupportable qui faisait craquer pas mal de gens parce que le Soleil cognait trop fort. Oui, cette chaleur là, écrasante et épuisante. Le petit homme ne disait rien. Il allait aider tout simplement là où ça manquait de bras. Pourtant il était là pour une tout autre raison. Surveiller ces types de la Brigade qui étaient là.

Ce n’était pas comme si le Bataillon et la Brigade était comme chien et chat mais… Mais en fait c’était complètement le cas. Comme ces types, Erwin ne leur faisait absolument pas confiance, on pouvait dire que Rivaille était là pour les surveiller en plus d’aider les habitants de Trost. Qu’est-ce qu’ils faisaient là ? Il n’en savait rien. Ils n’étaient pas assez innocents pour que le Caporal se dise qu’ils n’avaient rien à se reprocher. Eux qui n’avaient rien à dire ou quoi, ce n’était tout bonnement pas possible. Vu comment ils s’étaient comportés pendant le procès, ça ne l’étonnerait guère que d’apprendre une magouille ou deux dans l’air.

Le brun regardait autour de lui. Les Licornes n’étaient pas très nombreuses. En même temps à part rester dans Sina ils ne faisaient pas grand-chose… Aux yeux de Rivaille c’était ça en tout cas. Méchanceté gratuite ? Préjugés ? Non, la vérité. C’était rare qu’ils s’investissent dans ce genre de tâche, donc il n’allait pas les descendre alors qu’ils faisaient quelque chose de bien. Pour une fois. Enfin bon le Caporal était assez sceptique au final. S’il était là ce n’était pas pour se tourner les pouces, il le savait malheureusement bien. Très bien même. Voilà pourquoi il gardait un œil sur eux. Il poussa un soupir en regardant de nouveau à droite et à gauche.

Il n’y avait pas à dire, cet endroit était dégueulasse. Dans le sens où c’était sale, on était bien d’accord. Dur pour un maniaque comme lui de ne rien dire n’est-ce pas ? Pourtant il ne disait rien. Sinon on allait le prendre pour un fou certainement. De plus, ce n’était pas les affaires des habitants que de savoir qu’il aimait bien quand tout était propre. Pas que ça le dérangeait mais disons qu’on ne le verrait pas de la même façon si c’était le cas. D’un coup il secoua la tête. Ce n’était pas vraiment le moment de penser à ça enfin ! C’était vraiment son fort de penser à des choses comme ça qui n’avaient rien à voir avec le reste.

Nouveau soupir avant qu’il ne se remette en marche pour continuer à arpenter les rues à la recherche de quelqu’un pour aider en même temps qu’il patrouillait. Quelque chose attira son attention au bout de cinq minutes. Quelque chose ou plutôt quelqu’un. Une petite fille qui le regardait d’un air émerveillé. Rivaille haussa un sourcil en la regardant. Elle par contre semblait observer le blason des Ailes de la Liberté. Le Caporal ne disait rien, autant ne pas briser ses rêves tout de suite, de plus elle était trop jeune pour qu’il lui dise des choses affreuses.

Ne pas blesser une enfant quoi, c’était ça le but de la mission à l’instant t. Il la laissa d’abord l’observer puis ensuite elle lui tendit quelque chose. Là, c’était de nouveau surprenant pour le brun qui se demandait ce qu’elle pouvait bien lui tendre. C’était un carnet. Elle l’avait ramassé ? Il n’en savait rien.


"S’il vous plait… Vous pourrez rendre ce carnet à la femme couleur chocolat ? Elle l’a fait tomber de sa poche…"

Le Caporal pris le carnet en silence avant de hocher la tête positivement. Bien sûr qu’il allait le faire, il était là pour aider les gens. Ce qui le surprit davantage c’est qu’elle le serra dans ses petits bras avant de filer. Pour le coup Rivaille ne savait pas quoi dire excepté la suivre des yeux en silence. Au fond c’était une enfant et elle était adorable, mieux, elle voulait aider à sa façon et c’était louable d’ailleurs. Du coup le Caporal se mit en tête d’aller chercher cette fameuse femme pour lui rendre son carnet.

Par curiosité et aussi par précaution, il l’ouvrit pour savoir à qui appartenait ce carnet et il vit quelque chose d’intéressant. Des notes. Pas mal de notes. Pour le coup Rivaille ne comprenait pas grand-chose puisque c’était apparemment codé de manière à ce que seul l’auteur comprenne mais il comprenait autre chose. Que cette personne, n’importe qui soit elle, avait des pensées fort intéressantes de ce qu’il comprenait. Cette fois le petit Caporal s’était surtout mit en tête de la retrouver, cette personne, pour lui poser des questions.

En attendant il continuait à feuilleter le carnet en silence tout en marchant pour tenter de découvrir autre chose. Violation de vie privée ? Ecrire des choses pareilles, la personne pouvait risquer gros donc elle n’avait rien à dire au final. De plus il ne comptait pas la dénoncer ou quoi, juste s’expliquer. Maintenant c’était de retrouver cette ‘femme à la peau chocolat’.

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MessageSujet: Re: La stratégie d'un pion [PV : Rivaille ]   Mar 11 Aoû - 11:54

[H-S: y'a pas mal de vilain mot, mais ça n’engage que le perso. Cependant, s'ils te gêne je les enlèves *v*]


« Aïda, où vas-tu ? »
Je fis volte-face vers un visage que je connaissais très bien.

« Je vais là où on a le plus besoin de moi » répliquais-je sèchement, sérieusement, ils n'allaient pas me faire chier si je m’absentais cinq minutes pour aller chercher mon carnet . Et puis ils me faisaient tous bien rire ceux de la brigade ! C'est maintenant qu'ils se rappelaient qu'ils étaient humains . Qu'il y avait de la vie à l'extérieur des murs Sina .
Mon camarade agita des mains, signe qu'il abandonner la conversation. Ils savaient tous à quel point je pouvais être têtue et hargneuse.

Je passais ma main gauche sur mon front puis dans mes cheveux, cette histoire aller me fatiguer.
En même temps, je regardais le carnage tous autour de moi, des gens retiraient encore des cadavres des décombres... Il en restait donc encore... Mon regard s'était arrêté sur un demi-corps recouvert d'un drap blanc. Malgré tout, un peu plus loin des gosses jouaient dans les décombres côtoyant sans crainte les macabés.
Je fronçais des sourcils, je n'avais pas le temps de faire une prière pour toutes ses âmes perdues... De toute façon, en avais-je seulement le droit ?

La réalité était cruelle, il n'y avait qu'une seule chose que je pouvais faire, c'était de les achever une bonne fois pour tous. Vu les dégâts et les pertes, l'humanité ne résisterait peut-être pas à une nouvelle attaque interne.

Je portais machinalement ma main à ma bouche, ce geste que je connaissais par cœur et qui me rassurait même si je savais très bien que le jour où j'utiliserais à nouveau ce pouvoir ça serait sans doute la fin... Je regardais le paysage, puis mon visage se dirigea vers les grands murs. Je maudissais autant les miens que mes ennemis de m'avoir faite prisonnière de ses lieux sinistres ! Si je mettais un terme à leur misérable vie maintenant, je pourrais enfin retourner chez moi à l'extérieur, loin de cette vie de chienne.

La tentation était belle, je n'avais juste qu'à me mutiler un peu pour en finir. Mais au lieu de ça m'a main, c'est plaquée contre ma bouche et j'ai vomi. L'odeur était nauséabonde, mais elle m'avait réveiller de ma triste lubie. Dire que j'étais à deux doigts de commettre un crime contre l'humanité juste par faiblesse et par fatigue d'esprit.

Alors que je me remettais en marche, quelque chose attira mon regard, je fronçais des sourcils... Non, je ne rêvais pas, c'était bien mon carnet que lisait un jeune garçon.
J'oubliais tout mon ressenti et me mis à le suivre parmi les ombres. J'observais le drôle de personnage qui marchait non loin de moi, qui était-il ?

Premièrement, il faisait partie du bataillon d'exploration, il n'était pas très grand, mais sa musculature trahissait son âge. Effectivement de loin, j'avais cru voir un enfant, mais de plus près, c'était un adulte... Peut-être qu'il avait même mon âge. Ne le voyant que de dos, je ne pouvais pas très bien juger.
Il marchait en plein soleil, moi, je rasais les murs pour mieux analysé le drôle de personnage qui s'était emparé de mon journal.

Deuxièmement, ses cheveux étaient aussi noirs que les miens tant dits que sa peau était laiteuse, sa démarche était impeccable, pleine d'assurance et de volonté. Il paraissait sur de lui et se repérait facilement dans les rues pavées. C'était une évidence, il connaissait mieux les rues de Trost que tous les soldats de la brigade réunie.
Je continuais mon parcours dans l'ombre...Persuadée qu'il ne m'avait pas remarqué, après tout, l’espionnage et la discrétion, c'était les qualités élémentaires des soldats de la brigade, pas ceux du bataillon... Ils étaient doués pour survivre et rien d'autre.

Une minute plus tard, je pus enfin mirer le joli minois du charmant voleur...

BORDEL DE MERDE ! Sur tout le bataillon d'exploration, il avait fallu que je tombe sur lui, l'un des rares humains que je craignais, non pas pour sa force physique mais pour sa roublardise.

L'enfoiré, il avait mon carnet et vu son habileté à lire tout en marchant, l'enfant de putain allait bientôt arriver au chapitre « constitution du bataillon d'exploration & ragot en tous genres ». Car oui, il y en avait des choses à dire sur le capitaine Erwin et son bras droit, le caporal Rivaille.

Dernièrement, mes recherches, c'était concentrer sur le bataillon et particulièrement Eren, par pure faiblesse, de quoi paraître extrêmement suspect aux yeux du caporal. Je ne tenais pas à avoir le bataillon d'exploration sur le dos ! Et tous particulièrement cette teigne de Rivaille et ne parlons même pas d'Erwin... Ce mec paraissait plus louche que moi.

D'après les discussions de boudoir de mes supérieurs, le caporal avait grandi dans les souterrains de la ville, tout le monde sait à quel point la vie y est néfaste et dure. J'allais donc faire faire face à un ennemi plutôt fort, néanmoins,  j’espérais éviter une confrontation inutile.

J'accélérais le pas pour enfin le dépasser et me montrer au grand jour. Il tenait toujours le carnet entre ses doigts et je ne savais plus très bien comment aborder la situation.

Alors je me suis placée devant lui, contre un mur blanc, j'ai placé deux de mes doigts dans ma bouche et j'ai sifflé pour attirer son attention.


« Caporal » dis-je en lui faisant signe de s'approcher avec mon index.
Serte ce n'était pas une façon très élégante d'apostropher un supérieur, mais j'étais quasiment sûre de moi... Il n'allait pas chipoter, car mon instinct me chuchoter que Rivaille avait aisément évalué l'importance de mon calepin. 
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MessageSujet: Re: La stratégie d'un pion [PV : Rivaille ]   Jeu 20 Aoû - 2:19

Rivaille n’avait pas attendu bien longtemps. Enfin lui-même ne saurait pas dire combien de temps il marchait ni depuis combien de temps il lisait ce journal. Dans tous les cas il apprenait des choses. Des choses que seul un espion pouvait récolter, certainement. Au sein du Bataillon ? Non, ce n’était pas possible. Du moins si ça l’était mais à moins d’être un excellent menteur et arriver à mentir à Erwin ou à lui-même tout en récoltant des informations, il fallait être habile. Cependant, le Caporal penchait surtout pour une autre hypothèse, celle de la Brigade Spéciale. Là-bas ça ne serait pas étonnant de retrouver un espion.

D’ailleurs cet espion risquait assez gros. Rivaille lisait vite et il avait compris pas mal de choses. Notamment en arrivant à un chapitre intéressant qui parlait du Bataillon. Dans ce chapitre il y avait des informations sur Eren, sur Erwin et sur lui-même. Ce qui s’avérait être très utile et qui en disait long sur la personne qui avait écrit tout ça. Une certaine haine n’est-ce pas ? Ce n’était sûrement pas quelqu’un du Bataillon. Ce n’était pas possible. Quelqu’un qui glane autant d’informations se trouvait ailleurs. Qui était cette femme couleur chocolat ?

Le Caporal ne mit pas longtemps avant de le découvrir car quelqu’un l’appela. Une voix de femme. Sans doute la propriétaire du carnet qui voulait sans doute récupérer son précieux bien. Le brun n’eut pas besoin de se retourner que la femme était déjà devant lui pour lui bloquer la route. Voir sans doute à qui il avait à faire, et aussi parce qu’elle ne souhaitait pas qu’il parte avec le journal très certainement. Pourtant Rivaille en avait lu assez pour comprendre bien des choses. Levant la tête vers cette femme, elle portait bel et bien les couleurs de la Brigade, avec cette licorne qui avait parfois posée problème à Rivaille et ses compagnons. Seulement c’était du passé tout ça.

Il prit le carnet entre deux doigts pour le montrer à la jeune femme d’un air impassible, comme à son habitude, ne trahissant aucune expression, aucune émotion. Alors certes c’était son carnet, elle avait un droit dessus mais Rivaille l’avait trouvé et avait aussi le droit de le garder. Erwin serait certainement ravi de connaître toutes ces informations. Dans tous les cas, carnets ou pas, il pourrait rapporter tout cela en rapport au Commandant, ce n’était pas un problème particulier.


"C’est ça que tu cherches peut-être ?"

L’homme de petite taille n’attendait aucune réponse puisque c’était assez évident mais elle allait devoir s’expliquer et correctement si elle voulait le récupérer. Rivaille n’avait pas spécialement envie de se battre mais s’il le fallait, il y mettrait toute sa force. Même si un conflit entre la Brigade et le Bataillon… Cette idée était loin de lui plaire. Dans tous les cas il n’était pas bloqué, c’était cette femme qui devrait s’expliquer, pas lui. Il n’avait fait que ramasser le carnet et le conserver en attendant de la retrouver. Oh bien entendu qu’il s’était renseigné sur les diverses petites informations qui traînaient dans ces quelques pages, il pourrait toujours la dénoncer.

Tout ça pour dire qu’il n’avait pas rien dans son sac et qu’il avait de quoi agir maintenant, tout dépendrait de comment évoluerait la conversation. De plus, il ne voulait pas chercher spécialement le conflit et vu la tête de la jeune femme, ça devait être pareil de son côté. Éviter les batailles inutiles surtout en temps de crise, surtout quand ils venaient à peine de gagner le procès pour garder Eren et pas le confier à ces types louches qui magouillaient les trois-quarts du temps.

Rivaille ne bougea pas d’un pouce, gardant le carnet fermé entre ses doigts, faisant en sorte que la jeune femme ne puisse pas attraper son bien rapidement. Quand bien même elle y arriverait, le Caporal ne se laisserait pas faire. Si elle voulait s’amuser, libre à elle mais pas sûr qu’elle gagne. Bien entendu le brun savait qu’il devait s’attendre à tout, à un éventuel retournement de situation. Il envisageait tout. Ce qui était sûr c’était que cette situation le faisait un peu chier parce qu’il n’avait franchement pas que ça à faire.


"Des explications ?"

Autant aller droit au but au lieu de tourner en rond et rentrer directement dans le vif du sujet, comme elle semblait ne pas vouloir prendre de pincette, il n’en prendrait pas non plus. Après tout, ce n’était pas le genre de la maison.

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MessageSujet: Re: La stratégie d'un pion [PV : Rivaille ]   Mar 25 Aoû - 21:59

[Dsl d'avoir mis autant de temps ;_; ]

"C’est ça que tu cherches peut-être ?"

« Ce carnet m'appartient »

"Des explications ?"

« Tu sais lire non ? »

Effectivement toutes les explications étaient noté dans le carnet. Une de mes mains pendait le long de mon corps, tant dis que l'autre était positionnée sur ma hanche gauche. Je n'avais même pas pris la peine de faire un pseudo-salut militaire. Je n'en n'avais pas envie, de plus, vu les circonstances, je m'adresser au caporal en tant que citoyenne et non comme un soldat.

« Dois-je me passais les fers aux mains toute seule, ou vas-tu t'en charger toi-même ? » Sifflais-je entre mes dents, avec beaucoup de sarcasme, j'étais en colère, car maintenant, le caporal lilliputien avait entre ses mains le pouvoir de me foutre dans la merde... Vu la gueule qu'il tirait, il n'était pas près à me le rendre et c'est bien ce qui m’embêter.

Avec désinvolture, je lui lançais un ultimatum verbal, histoire de secouer les puces à l'animal en face de moi. Ce n'était pas tous les jours que j'avais l'occasion de côtoyer le caporal Rivaille, alors autant en profité pour le tester, afin de connaître ses limites.

Connais ton ennemi et connais-toi toi-même. Je savais très bien où se cachaient mes faiblesses et mes limites, mais quand était-il du caporal nain ? À son sujet, je ne percevais rien d'autre que ce qu'on avait bien voulu me dire... En soit, très peu de choses et ce n'était pas en regardant son attitude normale que j'allais apprendre à mieux le connaître. Si certaine personne sont comme des livres ouverts, d'autre paraissent plus proche d'un coffre-fort inviolable. Rivaille faisait indéniablement partit de la deuxième catégorie, comme moi.

Je savais bien qu'il ne fallait pas pousser à bout un ennemi aux abois, cela n'apportait rien de bon et était la pire des stratégies qu'il soit. Mais le caporal n'était pas du genre à japper pour un rien. Alors oui, je pouvais prendre le risque de franchir la limite du raisonnable. Il est vrai que j'aurais préféré que cela ne soit pas aussi compliqué, que Rivaille se comporte comme un bon garçon et qu'il me rende le carnet sans faire d'histoires. Mais j'avais compris que non, sa posture physique trahissait ses intentions ! Il tenait fermement le bouquin entre ses doigts et l'avait rapprocher vers lui, au moindre geste suspect de ma part, il pourrait aisément me casser la main.


« T'as mère ne t'a jamais appris à ne pas fouiner dans les affaires des autres ? »

J'étais délibérément vulgaire, provocatrice et sans gène... J’incarnais parfaitement le rôle du soldat beauf de la brigade spéciale. Le stéréotype cliché que s’imaginaient tous les soldats du bataillon.
De toute façon, je n'étais pas là pour briller devant le caporal, j'en avais que faire de ce qu'il pouvait penser de moi. Tout ce qui m'importer, c'était de récupérer l’enveloppe blanche scellée.
De plus, peut-être que mes talents de comédienne pourraient tromper le caporal ; qui sait ? Peut-être que d'ici cinq minutes, il me trouverait trop conne pour avoir réussi à chiné toutes les informations répertoriées dans le carnet. Dans ce cas-là, il partirait sur le principe que je ne suis qu'une simple exécutante à qui on a confié la garder de ce précieux document... Je serais mise à l'écart de tous soupçons.

Cependant, je ne me faisais pas trop d'illusion. Car je savais que répètent les mêmes tactiques victorieuses, n'était pas la meilleure chose à faire, il fallait les adapter aux circonstances ! Evidemment, je n'étais pas un super cerveau, voilà pourquoi je jouais la carte de la sécurité en comptabilisant ce que je faisais le mieux.

Je devais à toux prix savoir de quoi l'animal en face de moi était capable de faire. Jusqu'à où ira sa patience ? D'un certain coté, je me demander si son visage pouvait refléter autre chose que le désintérêt et le dédain.


« C'est très moche ce que tu fais là... »

Même si l’accabler de pique verbale n'était pas la meilleure des solutions, il fallait bien tester plusieurs choses.

Je regardais l'endroit où nous étions, c'était un passage beaucoup emprunter et je ne voulais pas impliquer des civiles dans ce petit conflit.
Je fis signe au caporal de me suivre, d'une certaine façon, j'étais persuadée qu'il était sur la même longueur d'onde à ce sujet.


« J'aimerais que l'on discute ailleurs qu'ici. »

En même temps, je pourrais profiter pour trouver un terrain plus avantageux pour mes capacités, je me demander bien de quoi était capable le caporal en combat au corps-à-corps.
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MessageSujet: Re: La stratégie d'un pion [PV : Rivaille ]   Dim 6 Sep - 10:54

La jeune femme lui dit clairement que le carnet lui appartenait et à sa question, elle lui répondit franchement qu’il savait lire. Cela fit froncer les sourcils de Rivaille qui fixait son interlocutrice sans répondre. Elle voulait jouer sur ce ton-là ? Hm. Il se doutait seulement qu’elle cherchait à le provoquer, et qu’elle savait très bien de quoi il voulait parler mais si elle le prenait comme ça, soit. Ca serait assez intéressant de voir jusqu’où elle était prête à aller pour récupérer son bien. Ensuite elle proposa si elle devait se mettre les chaînes toute seule ou s’il allait le faire. Dans d’autres circonstances Rivaille aurait sourit mais il ne souriait jamais.

"Voir ta tronche désespérée me tente bien. "

Pour le moment le Caporal n’aimait pas le ton qu’elle prenait, mais si elle voulait se risquer de se confronter à lui, libre à elle, il ne la retiendrait pas, après tout c’était à ses risques et périls mais qu’elle ne s’étonnait pas si cela devait tourner mal à un moment. Pas qu’il ne doutait pas de ses capacités, elle devait sûrement savoir se battre et pas qu’un peu, mais en tout cas le petit brun était prêt à l’accueillir si besoin, et pas dans le bon sens. Sauf qu’elle était prête à tout pour avoir son carnet, qu’il tenait entre ses doigts. Carnet qu’il ne lui rendrait pas excepté si elle avait une bonne raison à lui donner.

Actuellement elle avait tout faux, plus elle le provoquait, moins il ne lui rendrait son précieux journal et elle devait le savoir, qu’elle ne le récupèrerait pas aussi facilement. Rivaille était encore fatigué même si ça allait mieux maintenant, mais il se serait bien passé de cet accrochage qui allait très vite l’agacer. Pourquoi ce genre de choses arrivait à lui, principalement ? Pourquoi les merdes ne pouvaient pas aller à Hansi ou Erwin ? Cela restait un mystère, un mystère qui l’agaçait profondément et son interlocutrice était partie pour l’énerver à priori.

L’homme de petite taille ne devait pas attendre très longtemps pour avoir de nouveau droit à une question osée de la part de son interlocutrice, qui le fit tiquer mais qui ne le montra pas. S’il montrait quoique ce soit, c’était un signe que ça l’avait atteint alors il restait toujours le plus neutre possible. Même quand il avait un visage neutre on pouvait croire qu’il était juste blasé, c’était surtout ça même.


"Et la tienne ne t’a jamais appris à prendre soin de tes affaires ? Qui est le plus fautif des deux ? C’est toi puisque tu ne fais attention à rien. Si tu avais gardé ton carnet, on n’en serait pas là. Tu ne peux que t’en prendre à toi-même, mais ça ne m’étonne pas au fond. "

Rivaille n’avait pas envie de jouer les provocateurs, il se contentait de dire ce qu’il pensait, et ce qui était vrai au final. Si ça ne lui plaisait pas, il s’en foutait complètement. Elle cherchait à le faire sortir de cette attitude neutre et calme, sauf que cela ne fonctionnait pas aussi facilement, il était difficile de l’énerver, et s’il l’était, il passerait directement aux poings sans prévenir, parce que si l’ennemi était au courant de ses intentions, cela n’avait plus aucun sens n’est-ce pas ? Alors il allait garder cette carte de la surprise, même s’il se doutait qu’elle devait faire attention à ce genre de détails. Elle n’aurait pas ce qu’elle voulait.

La réflexion suivante sur la jeune femme comme quoi c’était moche ce qu’il faisait… Il haussa un sourcil. Moche ? Ce qu’il faisait ? Dans quel monde vivait-on ? Pourquoi elle lui disait ça ? En aucun cas elle n’était en position de lui dire quoique ce soit, et elle le savait, mais encore une fois c’était une tactique pour tenter de le perturber et sans doute vouloir créer une faille. Décidément elle était mal tombée. Par contre ça commençait de plus en plus à le chauffer intérieurement, cette attitude qu’elle adoptait. C’était sûrement ce qu’elle voulait alors il fallait se calmer intérieurement.


"Et ce que tu écris n’est pas moche peut-être ? Encore une fois reste à ta place. "

C’était la vérité, elle n’avait strictement rien à dire compte tenu ce qu’il y avait d’écrit dans son carnet. Même si elle le récupérait, il en savait déjà assez pour pouvoir en parler à Erwin et prendre des dispositions, même s’il savait aussi quelque part qu’il y avait certainement autre chose dans ce carnet qu’elle voulait à tout prix récupérer. Rivaille ne savait pas encore quoi, mais il en était quasiment certain et lui aussi voulait voir jusqu’où elle serait capable d’aller pour récupérer son précieux petit carnet. C’était un peu à celui qui craquerait le premier, mais ça ne serait pas lui.

Le brun hocha la tête positivement quand elle fit signe de s’éloigner de la foule. Ca c’était la première idée censée de la journée, comme quoi elle n’était pas aussi stupide ou désintéressée qu’elle voulait le montrer, ce qui était un bon point, et lui confirmer qu’elle avait certainement plus d’une corde à son arc, ce qui la rendait redoutable. Rivaille ne la sous-estimait en rien, s’ils devaient en passer aux poings… Ce n’était pas vraiment une bonne idée mais ça donnerait une idée du rapport de force entre eux. Honnêtement le Caporal ne voulait pas en arriver là parce que ce n’était pas son objectif que de refaire le portrait d’une femme même si elle était chez les Licornes.

Pendant qu’ils s’étaient éloignés, Rivaille avait raffermit sa prise sur le carnet, au cas où si elle voudrait le saisir pour s’enfuir par la ruelle où ils s’étaient rendus pour continuer à discuter, une certaine forme de négociation qui tournait plutôt mal vu leur conversation, puisque le petit Caporal n’allait pas rendre le carnet, du moins pas aussi facilement. Il leva les yeux vers elle pour planter son regard dans le sien, sans rien montrer comme à son habitude.


"Arrête avec ton jeu de con, tu t’enfonces toi-même. "

Rivaille n’avait pas cillé en disant ça, il le pensait de toute façon, et parfois il valait mieux discuter normalement, pas sans se lancer des piques pour voir qui est-ce qui craquerait le premier. Aux yeux du brun, c’était elle, puisque c’était son journal. Pas celui du membre de l’Exploration, et actuellement, c’était elle qui risquait d’être dans la merde et pas l’inverse.

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MessageSujet: Re: La stratégie d'un pion [PV : Rivaille ]   Mar 20 Oct - 19:47

"Voir ta tronche désespérée me tente bien. "

Je fronçais mes sourcils en levant les yeux au ciel.

« Bas voyons » chuchotais-je entre mes lèvres.

"Et la tienne ne t’a jamais appris à prendre soin de tes affaires ? Qui est le plus fautif des deux ? C’est toi puisque tu ne fais attention à rien. Si tu avais gardé ton carnet, on n’en serait pas là. Tu ne peux que t’en prendre à toi-même, mais ça ne m’étonne pas au fond. "

Ma mère ? Pendant cinq minutes mon regard se perdit dans le vague... C'est vrai, que m'avait enseigner ma très chère mère ? Je me souvenait plus du fait qu'elle m'ait appris à détruire qu'à préserver. Au lieu de jouer à la poupée elle me forcer à apprendre la composition des poison. Au lieu d’apprendre à coudre ou à faire la cuisine, elle m'avait appris à séduire.

Mon corps fut traverser par un long frisson... J'avais haïs mon enfance et mon adolescent... Tous comme Rivaille, enfin je supposais.


"Et ce que tu écris n’est pas moche peut-être ? Encore une fois reste à ta place. "

« Alors la vérité est moche. » rétorquais-je en ramenant mon esprit dans le présent.

« Ce qui est écrit... Ce sont des faits, pas des chimères... »

En surface, le journal ressemblait à un carnet de note d'un journaliste urbain. Mais en vérité, les informations cacher étaient mortels, encore fallait-il savoir les déchiffrer... Après tous, cela faisait plus d'un siècle que le verbe latin* avait était perdu.

J'inspirais profondément, puis je continuais.

« Oh, et puis si ça t'amuse de les lires, fais-donc... Tu verras, le carnet est plutôt bien organisé, il y a des rapport de conversation secret entre des supérieurs et même des informations croustillante sur Erwin... Il n'est pas tous blanc, enfin, je supposes que tu dois être au courant de tous ça. »

Mes épaules se relâchèrent et j'eus un petit sourire d'abandon.

« Juste évite de t'en prendre à moi à la fin de tas lecture... Je n'y suis pour rien dans tous ce merdier, j'essaye juste de tirer mon épingle du jeu sans créer plus de dégât. »

L'atmosphère était lourde, et le caporal étreignait de plus en plus fort le carnet. Instinctivement je pincer la joue droite de Rivaille avec un sourire amuser.

« Alors c'est vraiment vrai ? Tu as 30 ans ? J'avais envie de faire t'as rencontre depuis un petit bout de temps... J'aurais aimais quelle soit plus douce ! Hahaha... »

Mon rire était nerveux. Je le concevais, mon geste était plus que maladroit pour alléger la situation, mais je n'avais pas d'autre idée... Me battre aurait été inutile et très peut productif.

« T'fais plus jeune... Par contre... »

Je tirais habilement sur l'enveloppe blanche qui dépasser du calepin.
« ça c'est très privé donc, je garde... »

exemple d'Esperanto:
 

[*Le carnet et coder en Esperanto et en Latin]
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MessageSujet: Re: La stratégie d'un pion [PV : Rivaille ]   Mer 21 Oct - 10:01

Au bout de quelques instants, la jeune femme lui dit d’elle-même concrètement ce qu’il y avait dans le journal. Pour le coup cela fit hausser un sourcil à Rivaille, qui se demandait si elle était sérieuse en lui dévoilant tout ça. Des informations qui étaient susceptibles de changer la donne dans un conflit, certainement. Cela ne plaisait vraiment pas au Caporal qui sentait que la vérité s’éloignait de lui. Pourquoi ? Parce qu’en lisant, il avait certes compris que ce carnet parlait de choses plutôt compromettantes mais comme il était codé, il ne pouvait pas non plus en apprendre tellement. Voilà pourquoi ça le faisait pester aussi.

Elle lui dit ensuite d’éviter de s’en prendre à elle parce qu’elle n’avait rien fait. Elle faisait uniquement son boulot et ça Rivaille le concevait assez, elle ne faisait qu’obéir aux ordres comme n’importe quel soldat après tout. Même si le fait qu’elle soit chez les Licornes lui donnait envie de lui régler son compte, il ne pouvait pas faire ça, aussi gratuitement en plus. A la rigueur il pouvait l’emmener avec lui pour qu’elle se fasse interroger par Erwin mais sinon c’était sans plus. Le brun ne pouvait pas non plus l’arrêter de manière sauvage en pleine rue, ce n’était pas non plus son genre.

Sans qu’il ne comprenne pourquoi, la jeune femme devant lui se mit à lui tirer la joue sans aucune raison et Rivaille en resta coi pendant un instant en la regardant bizarrement, se demandant surtout si c’était une blague ou si elle était vraiment en train de faire ça. Pour quelle raison ? A quoi ça rimait ? Est-ce qu’elle voulait détendre l’atmosphère qui était assez lourde depuis quelques instants ? C’était possible mais il n’avait pas envie de lui demander. Il ne réagit pas non plus lorsqu’elle lui dit qu’il avait vraiment trente ans, puis qu’elle voulait vraiment le rencontrer et qu’elle aurait voulu que cette rencontre soit plus douce. Autant lui renvoyer en pleine face qu’elle n’avait qu’à faire attention à ses affaires ? Non, rester calme et surtout pas méchant.

Parce qu’au fond, la jeune femme était un soldat, donc elle obéissait aux ordres. Rivaille ne voyait que ça et ne prenait pas la peine de voir ce qui se cachait en-dessous de cette première apparence, alors il ne pouvait pas la juger puisqu’il ne la connaissait pas.


"Mon âge n’a aucune importance. Et si tu voulais une autre rencontre… Il fallait faire attention un peu avant. Maintenant lâche-moi. "

Pour appuyer ça il secoua légèrement la tête. Il avait l’impression d’être un gamin qui se faisait tirer la joue par une mère ou une grande sœur. Même si personne n’avait tiré la joue de Rivaille aussi, puisque la famille et lui… Ca faisait deux en fait. Le Caporal poussa un soupir et tourna la tête vers la rue principale en silence, avant de reporter son attention sur la jeune fille. Elle lui dit par ailleurs qu’il faisait plus jeune. Là il se demandait si elle était sérieuse et le pensait vraiment ou si c’était un moyen pour qu’il ne lui casse pas tout de suite la figure. Il ne voulait même pas le savoir et prenait ça plutôt bien.

Elle avait compris que se battre n’allait résoudre rien et qu’au contraire, ça ferait plus de mal que de bien donc si elle avait réalisé ça, pas la peine qu’il s’y mette lui aussi et il valait mieux rester sur ses positions, tâcher de se détendre un minimum même si… Même si Rivaille fixait toujours la jeune femme d’un air méfiant, parce qu’il ne faisait pas confiance aussi facilement et en même temps avec des informations comme les siennes, il pouvait juste s’en méfier.

Et puis elle récupéra quelque chose, quelque chose qui ressemblait à une enveloppe blanche qu’il n’avait pas vu avant, donc il n’avait pas pu resserrer sa prise. Soit. Il n’allait pas tenter de la récupérer, ça finirait mal, même si ses doutes se renforcèrent un peu. Il décida de rester calme et immobile, parce que s’il se mettait en tête de récupérer l’enveloppe, ça n’allait jamais en finir et ils seraient tous les deux contraints de se battre. C’était privé ? Donc cela voulait dire que ça contenait sûrement d’autres informations. Sauf que si c’était encore codé, ça ne servirait à rien au Caporal, qui poussa finalement un soupir. Tant pis, il devait vraiment lâcher l’affaire, au moins pour cette enveloppe.


"Ton nom ? "

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MessageSujet: Re: La stratégie d'un pion [PV : Rivaille ]   Mer 21 Oct - 12:15

pour rythmé la lecture <3


Je fronçais des sourcils encore une fois ! Le mot sympathie ne faisait sans doute pas partie du vocabulaire du caporal.

Je fis la moue en relâchant sa joue !


« Pardon, c'est que t'as plus le physique d'un morveux que d'un adulte, c'est ce qui m'empêche de te botter ton petit fion depuis tout à l'heure ».

À chaque mot désagréable, je répondais au centuple. Je n'avais pas envie de me montrer désagréable avec Rivaille, mais il fallait qu'il fasse un petit effort comportemental.

La pression de mes doigts relâchés, une marque rouge se dessiner sur la peau pâle du vieux-jeune.

La lettre blanche entre mes mains, il ne chercha pas à la récupérer est tant mieux ! Car c'était le plus important, le reste n'était quasiment qu'une suite de chiffre écrit en lettre et incompréhensible pour des esprit aussi fermé que les habitants des murs.

Cependant, si un jour l'envie de déchiffrer tout ce charabia linguistique traversé l'esprit étriqué du caporal, je me ferais une joie de lui donner des cours de langue.

Je glissais le précieux paquet à l'intérieur de ma veste d'uniforme, un uniforme qui pesait de plus en plus sur mes épaules. Si un jour, je me casse de cette prison à ciel ouverte, la première chose que je ferais, c'est de brûler cette fichue veste accrochée à un piquet et dévoiler aux yeux de tous pour montrer à quel point je me fiche de leur armée. Il y a tellement mieux de l'autre côté.


"Ton nom ? "

Voilà une des questions que je déteste le plus. Rivaille, dans ton monde, je n'ai pas de nom, mais tu pourrais me donner le patronyme de la trahison ou de la libération. Tout dépend du point de vue. Je claquais ma langue à mon palais me souvenant du jour où on m'avait jeté dans ces murs avec une simple identité.

« Maintenant, tu seras Adélaïde Weiland retient bien ce nom... » On m'avait tellement encré cette putain d'identité que j'en avais eue mal au crâne. On m'avait intimé d'oublier mon ancien nom, mais je m'étais jurée de ne jamais le perdre... C'était devenue mon point fixe afin de ne pas sombrer dans la folie. Au début, je me le répéter des centaines de fois avant de m'endormir afin de ne pas le perdre.

Il ne me restait plus qu'un simple nom de mon ancienne vie, je ne savais même pas si mes propres parents se souvenaient du mien, en tout cas moi, j'avais oublié le leur ainsi que leur visage. Mais un jour, je sortirais d'ici-bas et je retournerais d'où je viens. Je ne cherche pas la victoire du guerrier, ni la reconnaissance du soldat, je veux juste la liberté.

Être libre de retrouver mon ancien « moi ».


« Je m'appelle Adélaïde Weiland, mais mes supérieurs m'appellent simplement Aïda. »

J 'eus un mouvement de lassitude.

« Adélaïde, c'était trop long pour eux » Sifflais-je entre mes dents.

Mon Dieu que je n'aimais pas cette mentalité militaire qui allait tellement à l'encontre de ce que je suis. À la longue, le tiraillement entre l'envie et le devoir et l'une des tortures les plus douloureuses.

J'aurais pu lui donner un faux nom... Un de plus ça n'aurait pas été bien grave, pourtant, j'avais joué la carte de la franchise.
Bien sûr, cela donnerait à Rivaille des facilités pour me retrouver, si jamais il arrivait à déchiffrer les codes, mais dans ce cas-là, cela me donnerait une bonne raison pour me tirer de ce trou à rat.
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MessageSujet: Re: La stratégie d'un pion [PV : Rivaille ]   Jeu 29 Oct - 15:03

Cette fille prétendait qu’il avait un physique de gamin. Que c’était ça qui l’empêchait de lui botter le derrière. Rivaille fronça les sourcils. Pour qui elle se prenait celle-là ? Un gamin… On lui avait déjà dit qu’il était petit mais de là à le comparer à un gamin, elle allait loin quand même, très loin. Si ce qu’elle voulait c’était l’énerver, elle y arrivait lentement mais sûrement. Rien n’empêchait le Caporal de lui botter le derrière à cette femme, mis à part les problèmes qu’il pourrait avoir si ça devait arriver. Il préféra ne rien dire, même pas se frotter la joue quand elle le lâcha enfin. Une trace rouge, c’est ce qu’il devait sans doute avoir. Saleté.

Le Caporal attendit un instant avant d’avoir son nom, croisant les bras en la fixant. Mieux valait ne pas s’énerver, parce qu’il était tout seul, bien qu’avoir des problèmes avec les Licornes, ce ne serait sans doute pas nouveau mais autant rester calme et tranquille. Ne pas causer de problème à deux factions, Erwin n’apprécierait sans doute pas qu’il se mette dans la merde donc rester calme, il en savait déjà assez, il n’avait qu’à en parler, ce serait plus simple que d’avoir un conflit direct. Bien que ce ne soit pas l’envie qui lui manquait. Faire preuve de self-control, tout simplement. Ou alors partir tout simplement. Rivaille entendit le prénom de la jeune femme devant lui. Adélaïde, abrégé en Aïda parce que c’était trop long pour ses supérieurs apparemment.

Vu comment elle le disait, on dirait que ça l’agaçait. Cela surpris légèrement Rivaille, parce que son attitude… C’était ça, un agacement envers la Brigade Spéciale, comme si tout cela la lassait. Etonnant en y repensant bien, mais bon, elle avait ses raisons après tout, c’était son problème, mais quelque chose l’intriguait, qu’il ne tarda pas à faire part. Parce que ça l’étonnait aussi, qu’elle lui dise la vérité sur son prénom, surtout après ce qu’il avait découvert dans ce carnet.


"Pourquoi tu me dévoiles ta véritable identité, sachant que je peux en profiter ?"

Décidément cette jeune femme était assez étonnante. Elle n’était pas comme les autres, même en étant au sein de la Brigade Spéciale, et c’est ça qui la rendait dangereuse. Elle n’agissait pas comme les autres, codait ses informations, les recueillait pour ensuite faire part à ses supérieurs… Aussi dangereuse qu’imprévisible aux yeux du Caporal et c’est ça qui pouvait l’inquiéter, parce qu’elle pouvait les mettre en danger si elle le voulait, ce que lui ne voulait pas. Sauf que qu’est-ce qu’il pouvait y faire ? L’arrêter ? Sans preuve directe, il ne pouvait pas, et puis ce n’était pas son rôle ni celui du Bataillon. Quelle plaie… En plus il ne pouvait même pas prévoir ce qu’elle comptait faire ni rien, ce qui l’agaçait un peu.

De toute façon, des choses sur Erwin, il y en avait tellement qui couraient qu’à la fin, est-ce que c’était vrai ou non ? On ne pouvait pas le confirmer. Pareil pour lui-même d’ailleurs. Qu’est-ce que ça changerait ? Rien, ils n’allaient pas cesser les expéditions, ils n’allaient pas cesser leurs recherches pour percer le secret des titans. Ces sombres merdes qui leurs pourrissaient chaque jour la vie. De toute façon, avec des gens comme Aïda, personne ne pouvait vraiment être à l’abri. Les hommes étaient une menace entre eux également, une menace qu’on ne pouvait pas exterminer aussi rapidement et directement qu’un titan, c’était ça qui était dommage. L’humain était plus intelligent que ces monstres. Eux avaient la taille et la puissance pour les terrifier, mais ces petits êtres que sont hommes, femmes et enfants, étaient doués d’intelligence, de réflexion, ce qui les rendait beaucoup plus redoutable.

Un gros casse-tête en fin de compte. Rivaille poussa un soupir las, un peu agacé, il voulait simplement que tout s’arrête, et que la journée se termine, penser à autre chose, probablement aller parler à Erwin ou quelque chose comme ça. Autant dire que le Caporal en avait sa claque, et puis avec cette jeune femme… En fait elle n’était désagréable sans doute pour contrer ses propres mots, ce qui voulait dire qu’elle se défendait seulement, sans doute. Elle n’était pas méchante, mais comme ils ne faisaient pas partis de la même faction, il y aurait toujours des étincelles. Sauf qu’il pensait à une chose, que ce n’était pas plus mal de ne pas être passé aux poings, parce qu’autant lui qu’elle, ils auraient sans doute eu un problème tous les deux.

Et franchement, c’était ni le lieu ni le moment d’avoir des problèmes, alors tant qu’on pouvait les éviter…

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